ABC Compétences

30 novembre 2014

6 questions pour explorer l'identité



Si la conception que nous avons de nous-même (le concept de soi) est un territoire, il est possible d’en établir une carte – une carte mentale. Cette carte comporte des parties que nous considérons comme désirables, d’autres comme indésirables. Les éléments que nous y plaçons sont un ensemble de croyances sur nos potentialités (croyances aidantes) et sur nos limitations (croyances limitantes).

CC - John Beswick

Ne figurent sur cette carte que les éléments dont nous sommes conscients. Les autres font partie de notre zone aveugle et de notre zone inconnue (selon la terminologie de la fenêtre de Johari).
La PNL (Programmation Neuro-Linguistique) nous propose un outil pour explorer les croyances qui constituent notre identité : la matrice de l’identité, imaginée par Robert Dilts. Elle est construite à partir des réponses aux deux questions suivantes : que voulez-vous être ? que ne voulez-vous pas être ? croisées avec les réponses aux 3 questions suivantes : qu’êtes-vous (que vous serez toujours) ? que pouvez-vous être ? que n’êtes-vous pas (que vous ne serez jamais) ?

Ce qui donne le tableau suivant, la matrice de l'identité :


Je ne suis pas

Je ne serai jamais
Je peux être

Je pourrais être
Je suis

Je serai toujours

Je veux être
3
(limitations)
(sources de frustration)
2
(potentialités)
(espoirs)
1
(croyance centrale)
(nature profonde)

Je ne veux pas être
4
(frontière)
(différences / autres)
5
(faiblesse)
(source d’anxiété)
6
(ombre)
(source de culpabilité)

Plutôt que de se contenter de remplir le tableau en répondant  aux questions de manière littérale, il est préférable d’utiliser des métaphores. L’exemple donné dans l’Encyclopedia of Systemic NLP de Robert Dilts et Judith DeLozier utilise les images suivantes :

1.       Nature profonde : un geyser de lumière
2.       Potentiel : une belle fleur
3.       Limitation : une étoile lointaine
4.       Frontière : un trou noir
5.       Faiblesse : un brouillard épais
6.       Ombre : la mort

Une fois les réponses formulées de manière spontanée, réfléchissez-y. Souvenez-vous que chacune d’elle constitue une croyance (une chose que vous pensez être vraie) et qu’elle ne reflète donc pas nécessairement la réalité. Demandez-vous notamment en quoi certaines de ces croyances peuvent être limitantes pour vous.

CC - Moyan Brenn
 
Dilts et DeLozier proposent ensuite d’écrire une histoire ou un poème reprenant ces métaphores, dans un certain ordre, illustrant le voyage d’un héros (vous !) :

·         Le héros cherche à développer son potentiel
·         Il est confronté à une limitation qu’il cherche à dépasser
·         Cette confrontation lui permet d’identifier une faiblesse
·         Il fait face à son ombre, et la transforme
·         Il clarifie et renforce ses frontières
·         Et finalement il affirme sa nature profonde et se reconnecte avec elle

Dilts et DeLozier, à partir des images citées plus haut, imaginent l’histoire d’un jeune garçon partant à la recherche d’une fleur magique qui lui permettra de guérir une princesse malade. En raison de la difficulté de sa quête, la fleur magique lui apparaît comme une étoile de plus en plus lointaine, et il se sent perdu dans un brouillard épais… Et ainsi de suite.

Deux procédés peuvent être utiles au cours de ces différentes phases pour enrichir l'exploration de cette matrice. L’un ou l’autre procédé peut être utilisé, ils peuvent aussi être combinés.

Premier procédé : utiliser des images comme support projectif pour les métaphores. Une collection de photographies (destinée habituellement au Photolangage™), ou une collection de cartes de type Soul Cards™. Il est aussi possible de créer soi-même un dessin pour chaque métaphore.

Soul Card (D. Koff-Chapin)

Second procédé : comme souvent dans la pratique de la PNL, il est possible d’associer chaque composante (ici, chaque position dans la matrice) à une position dans l’espace, matérialisée au sol par une feuille de papier portant son nom (potentiel, limitation, faiblesse, etc). Il est utile d'être attentif à la manière dont chaque zone de la matrice est ressentie : est-ce quelque chose que vous voyez, entendez, ressentez ? pouvez-vous exprimer chacun de ces ressentis par un geste, une posture ?

Sous ses apparences simples, cet exercice peut être riche d’enseignements, et constituer une expérience émotionnelle intense.

Auteur : Lionel Ancelet - Photos : source flickr.com (licence Creative Commons)


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