Tout d'abord, quels types de métiers se prêtent à un exercice sous forme de télétravail ? D'une manière générale, tous ceux qui ne nécessitent pas la présence physique du travailleur, et qui reposent sur la communication d'informations verbalement ou électroniquement. Par exemple il n'est pas nécessaire pour les télévendeurs d'appeler les clients depuis un centre d'appel. De même, le support téléphonique de la clientèle peut s'effectuer depuis n'importe où, et le support électronique (par mail ou chat) également. Bien entendu, les exemples qui précèdent supposent l'existence d'une infrastructure de télécommunication permettant d'acheminer les appels et les messages de manière transparente, mais les technologies qui le permettent sont désormais banalisées, notamment grâce à la Voix sur IP.
Les travailleurs nomades, tels que les commerciaux itinérants, sont également appelés à travailler à distance, qu'il s'agisse de leur domicile, d'une chambre d'hôtel, ou des locaux de leurs clients.
Pour les entreprises, les avantages sont nombreux : le moral des salariés est amélioré, d'où une augmentation de la productivité et une diminution de l'absentéisme et du turnover. Et, bien entendu, une baisse drastique des coûts liés aux locaux professionnels. Seul inconvénient potentiel : des salariés moins faciles à... surveiller. Bien que, pour des métiers de centres d'appel, la technologie permette à un superviseur d'écouter les conversations d'un téléacteur aussi facilement s'il est chez lui que s'il est dans le box voisin (il s'agit bien entendu des conversations réalisées dans le cadre du travail, pas des conversations personnelles).
Pour profiter des avantages du télétravail tout en minimisant les inconvénients, les entreprises proposent en général le télétravail à temps partiel (2 ou 3 jours par semaine).
Quelle est la proportion des salariés bénéficiant du télétravail ? Même si les chiffres varient d'une étude à l'autre, il semblerait que les Etats-Unis et les pays d'Europe du Nord soient largement en avance sur la France et l'Europe du Sud : de 20 à 30% pour les uns, et entre 7 et 8% pour les autres. Les raisons de cet écart sont vraisemblablement culturelles, notamment en France, où il est de bon ton de rester tard au bureau pour montrer sa motivation...
Pour aller plus loin :
Livre : Le télétravail en France, de Pierre Morel à L'Huissier et Nicole Turbé-Suetens
Conférence : Télétravailler autrement par Nicole Turbé-Suetens à TEDx Paris 2011



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